Le 06 janvier 2010 par Christophe Bys © REUTERS La reprise de la croissance devrait être suffisante sinon pour permettre un recul du chômage, du moins pour arrêter les destructions d'emplois en 2010. C'est ce qu'a expliqué Christine Lagarde. Un volontarisme aux ambitions plus politiques qu'économiques ? Comment rester positif, quand on n'a pas de bonnes nouvelles à annoncer ? Tel semble être le défi que doit relever la ministre de l'Economie Christine Lagarde. Interrogée sur France 2, elle a confirmé qu'il y aura « encore du chômage en 2010 » en France. En cause, les conséquences sur l'économie réelle de la crise financière de 2008. Dans sa dernière note de conjoncture publiée mi décembre, l'Insee prévoyait un taux de chômage de 9,8 % en France métropolitaine à la mi 2010. A partir du second semestre cependant, les premières éclaircies devraient arriver : l'économie cessera alors de détruire des emplois, et donc normalement le taux de chômage de progresser, le flux des nouveaux inscrits à Pôle Emploi se réduisant. Pour accélérer ou accompagner le processus, la ministre de l'Economie a indiqué que le gouvernement continuera de lutter en utilisant tous les outils mis en place dès 2009 : chômage partiel, contrats de transition professionnel ou encore conventions de reclassement... Rassurer l'opinion Pour sa part, le premier Ministre François Fillon a indiqué fin 2009 qu'une croissance de 2 à 2,5 % était nécessaire pour « reconstruire de l'emploi ». Pour 2010, Christine Lagarde prévoit un taux de croissance au moins égal à 1 %. C'est donc tout l'enjeu pour l'année qui commence. Plus la croissance économique se rapprochera de 2 %, plus l'optimisme affiché par la ministre de l'économie se traduira dans les faits. A l'inverse : si l'économie rechute, la hausse du chômage reprendra. Dimanche 3 janvier, le quotidien Ouest France publiait son étude sur la confiance des ménages à l'égard du gouvernement. Il en ressortait notamment que seulement 28 % des Français interrogés lui faisaient confiance pour la lutte contre le chômage, soit 4 points de moins qu'en septembre dernier. Ils ne sont qu'un quart pour la lutte contre la pauvreté et l'exclusion (la baisse là est de 6 points). Autrement dit, l'optimisme de la ministre vise avant tout à peser sur l'opinion. Source: L'Usine Nouvelle
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