Qu'est-ce qu'un contrat court ? Il s'agit des CDD à temps complet ou à temps partiel, des contrats en alternance, en intérim, et des emplois aidés. Pour son étude, l'INSEE s'est intéressé aux secteurs privé et semi-public.   Quelle importance les contrats courts ont-ils dans l'emploi ? Entre 1982 et 2006, les effectifs salariés en contrat court ont été multipliés par 2,5. En parallèle, la population active n'a augmenté que de 13 %. Les contrats courts représentaient 14,7 % des heures de travail effectuées dans le Nord - Pas-de-Calais en 2007 (5,5 % pour les CDD à temps plein et 4 % pour l'intérim). Quels sont les secteurs qui utilisent les contrats courts ? Six secteurs concentrent les trois quarts des heures de travail en contrats courts. Il s'agit de la construction, des industries de biens intermédiaires, de l'administration, des services aux entreprises, du commerce ainsi que de l'éducation, la santé et l'action sociale. Qui signe des contrats courts ? Dans le Nord - Pas-de-Calais, un salarié sur cinq était en contrat court en 2007, soit environ 289 000 personnes. Les femmes étaient concernées par 42,9 % de ces contrats, alors qu'elles sont 30,2 % à occuper des postes en CDI à temps complet. Les jeunes (moins de 25 ans) sont aussi surreprésentés puisqu'ils sont 41,5 % à avoir signé un contrat court, alors qu'ils ne sont que 8 % en CDI à temps complet. Quels types de postes sont les plus concernés ? Les employés et les ouvriers non qualifiés représentent respectivement 33,5 % et 26,7 % des salariés en contrats courts, contre 21 % et 9,9 % des salariés en CDI à temps complet. Les cadres et les professions intermédiaires représentent 15 % des salariés en contrats courts. Et après le contrat court ? Par- mi les salariés qui ont terminé un contrat court en mars 2007, 14 % étaient en CDI à temps complet six mois plus tard. Ce sont les intérimaires qui ont le plus de chances de signer un contrat pérenne (un sur cinq) et les personnes en CDD à temps complet (15 %). La probabilité est moindre pour les apprentis (11 %), les salariés en CDD à temps partiel (6 %) et les bénéficiaires d'emplois aidés (4,5 %). Source : La Voix du Nord |