
« J'ai envie d'être optimiste »,
Alain Alvarez, Directeur Général d'AURA
Directeur Général du groupe d'intérim AURA, Alain Alvarez espère que le plus gros de la tempête a été essuyé et qu'après avoir traversé la crise, le travail temporaire va profiter d'une amélioration du marché. AURA dispose d'un réseau de 33 agences dont 27 en France et 6 en Suisse. La société a réalisé en 2008 un chiffre d'affaires d'environ 100 millions d'euros pour un effectif de 200 salariés. Elle compte 2 200 intérimaires en contrats de travail temporaire, dont 1 900 en France, et peut se prévaloir de références prestigieuses dans les secteurs de la construction, de l'énergie, de l'aéronautique, informatique et du spatial.
Quelles sont les spécialités d'AURA ? AURA se positionne en véritable expert métier dans le cadre de recrutement à forte valeur ajoutée. Ses consultants, forts d'une expertise métier éprouvée, accompagnent, d'une part, les entreprises et les candidats de niveaux bac +2 à bac +5 dans leur recherche d'opportunité, en particulier dans les domaines de l'ingénierie industrielle, des systèmes d'information, et du tertiaire. D'autre part, AURA est positionné sur les métiers en pénurie, notamment dans le second œuvre, comme par exemple les menuisiers, charpentiers, plombiers, soudeurs et électriciens. Dans ce secteur, nous travaillons énormément avec des TPE et PME qui ont recentré, depuis le début de la crise, leur activité sur la rénovation, et tirent donc leur épingle du jeu. Quels sont vos principaux atouts ? Ils sont au nombre de cinq : - Un positionnement original A la différence d'une enseigne généraliste, AURA travaille sur des marchés de niche et non sur un marché de volume. Ce positionnement nous permet, en appui sur une double expertise Ressources Humaines et métier, d'assurer l'adéquation optimale entre les besoins de nos clients, en quête de compétences à valeur ajoutée, et le projet professionnel des candidats, que nous considérons comme des collaborateurs à part entière. - Des agences spécialisées Principalement situées sur le territoire national, en région parisienne et dans les grandes villes de province, les agences du réseau AURA favorisent l'intégration efficace de nouvelles compétences. Nos consultants, chargés de conseiller leurs clients et de recruter de nouveaux candidats, sont pour l'essentiel issus des domaines dans lesquels ils interviennent : Technologies de l'Information, Technologies Industrielles, Services et Tertiaire, Arts Graphiques, Construction et Transport. - Des recrutements « sur mesure » La spécialisation des agences du réseau AURA constitue une garantie de professionnalisme, de proximité et d'expertise métier. Forts d'une parfaite connaissance de leurs clients, nos consultants interviennent très tôt dans le processus de recrutement, dès l'identification du besoin, et proposent très rapidement des collaborateurs en adéquation avec le poste à pourvoir. - Des experts soigneusement sélectionnés Les compétences des candidats proposés par AURA à ses clients sont identifiées par différents moyens. Certains s'inscrivent sur notre site (http://www.aurajob.com) ou par l'intermédiaire de forums d'emploi ; d'autres nous rencontrent lors de manifestations, tel le salon Top Ingénieurs, ou dans le cadre de présentations réalisées en partenariat avec des écoles ou des universités. - Des parcours professionnels personnalisés Une fois identifiées, AURA disposant d'un système d'information spécifiquement conçu par AURA, pour permettre l'optimisation des sources de candidats, les compétences de chacun d'eux sont validées lors d'un entretien individuel. Nos consultants leur font également passer des tests, standard ou spécifiques aux métiers recherchés. Ils les accompagnent ensuite pendant et après leurs missions.
Dans l'ensemble, quelle est la durée moyenne d'une mission ? Cela change selon le secteur d'activité et la typologie de l'entreprise. Comme le futur est incertain en ce moment, ce sont généralement des missions assez courtes. Mais il faut relativiser : si, chez les artisans et TPE, elles s'étendent rarement au-delà de deux semaines, dans certains secteurs, elles peuvent durer un mois et demi ou deux mois. Dans la mesure du possible, nous essayons d'inciter nos clients à proposer des contrats relativement longs afin de fidéliser les intérimaires. C'est aussi dans cette optique que nous organisons des challenges avec des cadeaux à gagner, afin de fidéliser nos collaborateurs intérimaires. Cela nous permet d'avoir une base de candidats fiables et compétents. Comment se porte l'intérim à l'heure actuelle ? Il est fortement sinistré : la chute est vertigineuse depuis mai 2008. En avril dernier, nous constations 38 % de baisse par rapport à l'année précédente. Toutefois, j'ai envie d'être optimiste : je me dis que nous avons touché le fond. En effet, la tendance est légèrement moins défavorable que celle observée au cours des deux derniers mois. Globalement, l'activité a « frémis » sur les dernières semaines, mais nous n'avons aucune visibilité sur le long terme.
Y a-t-il des secteurs ou des profils qui s'en sortent particulièrement bien ? D'une façon générale, dans l'industrie, les secteurs des études et développements sont moins impactés que les secteurs de la production. Cela concerne, en terme de compétences, nos collaborateurs intérimaires ayant un niveau supérieur à bac +2. Nous avons toujours autant de commandes en informatique, tout simplement parce qu'il s'agit d'un secteur porteur. De plus, nos clients ont récupéré des contrats qui leur permettent de prévoir leur activité avec quelques mois d'avance. Parmi les secteurs dynamiques se trouvent également les banques et assurances, le service et le tertiaire. Les langues y sont bien sûr recherchées, mais c'est une demande de plus en plus banale. Ce qui fonctionne très bien, ce sont les segmentations par spécialisations comme par exemple : assistante juridique, assistante immobilier, les métiers de la comptabilité et finance en général... Enfin, dans le secteur de la construction, les plombiers, menuisiers et électriciens sont très sollicités. Ce n'est pas nouveau, c'est un problème d'inadéquation entre les profils formés par l'Éducation nationale et les besoins des entreprises : l'apprentissage est souvent délaissé par les élèves. Propos recueillis par Séverine Dégallaix
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