Les chômeurs sont un peu plus nombreux qu'il y a un an. Mais, depuis quelques mois, la tendance s'inverse. Le point, dans le bassin d'emploi. Pourquoi ? Comment ?Comment se porte le marché de l'emploi dans le bassin de Quimper ? Il est relativement stable, même si la situation semble vouloir s'améliorer. Le taux de chômage tourne autour de 8,3 %. En octobre, les inscrits sur les listes du chômage étaient moins nombreux que cet été. Mais, si l'on observe l'évolution sur un an (octobre 2009-octobre 2010), le nombre de demandeurs d'emploi a grimpé de 1,9 % dans le bassin de Quimper. Une situation cependant un peu plus enviable que dans l'ensemble du département (+2,9 %) et de la région (+4,8 %). Comment expliquer cet état des lieux ? Les reprises d'activité sont désormais plus nombreuses que les nouvelles inscriptions à Pôle emploi (situation en octobre). Plusieurs raisons : il y a moins de licenciements économiques, les plans sociaux sont plus rares. Les travailleurs sont également moins nombreux à démissionner de leur poste, par peur de ne pas retrouver d'emploi. Quel est le poids de l'intérim et des contrats à durée déterminée (CDD) ? Lorsqu'un chômeur retrouve un emploi, il est précaire dans les trois-quarts des cas. Seules 27 % des reprises d'emploi se sont faites via un contrat à durée indéterminée (CDI), en mars, en Bretagne. L'intérim, qui avait connu son point le plus bas en juillet 2009, se porte mieux. Elle a progressé, en moyenne, de 32 % entre septembre 2009 et septembre 2010, dans la région quimpéroise (+28 % pour l'ensemble du département). Pourquoi ? « L'agroalimentaire et la construction se sont refait une petite santé, malgré une période creuse ces derniers trimestres », précise un cadre, à Pôle emploi. Quid du chômage des jeunes ? La situation s'est beaucoup améliorée pour eux depuis sept à huit mois. « La tendance s'est retournée, constate-t-on, à Pôle emploi. Les jeunes avaient été les premiers touchés par la crise, lors de la chute brutale de l'emploi intérimaire. Du coup, ils sont les premiers à profiter de la reprise de l'intérim. » Des dispositifs d'aide à l'emploi des jeunes (contrats d'insertion, plan de rebond, etc.) ont également contribué à leur retour à l'emploi. Est-ce une reprise durable de l'emploi ? « La crise semble être derrière nous, analyse-t-on, à Pôle emploi. Le bassin de Quimper ne perd plus d'emploi. » Mais est-ce durable ? « Difficile de le dire. Nous étions optimistes à la fin de l'été. Mais les dettes publiques créent des tensions monétaires. La consommation des ménages reste une inconnue. Dans l'attente d'une évolution, les conjoncturistes sont septiques. Nous sommes donc dans une période de stabilisation et d'observation. C'est normal, la situation que nous avons connue en 2009, c'était du jamais vu depuis la Seconde guerre mondiale. » Malgré le taux de chômage, certaines entreprises peinent à recruter. Pourquoi ? Ce n'est pas nouveau. Il n'est pas toujours facile de trouver de la main-d'oeuvre dans les métiers de la construction et de l'agroalimentaire. Les métiers de la santé et de l'action sociale peinent également à recruter. Comment cela se fait-il, alors que le taux de chômage tourne autour de 8,3 %, à Quimper ? Les compétences des demandeurs d'emploi et les métiers qui recrutent ne sont pas en adéquation. Conditions de travail difficiles, salaires parfois peu attrayants... Ces métiers souffrent de leur image. Source : Ouest-France, 07/12/2010
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