Depuis quelques mois, l'intérim repart à la hausse en France et dans la région. Une évolution positive qui ne permet cependant pas de retrouver le niveau d'avant-crise. Quand la crise a éclaté, l'intérim a été le premier à souffrir. Facilement éjectables, les salariés travaillant sous ce statut ont fait les frais des réductions budgétaires opérées par les entreprises. Mais depuis quelques mois, le secteur reprend des couleurs. Entre juillet 2009 et juillet 2010, le nombre d'intérimaires a augmenté de 22,2 % dans l'Hexagone et de 8,3 % en Midi-Pyrénées. Rien que dans la Ville rose, Pôle emploi a recueilli quelque 5 000 offres de missions d'intérim depuis janvier. « On parle beaucoup de reprise, mais il s'agit plutôt d'un frémissement, nuance François Jurquet, directeur de l'agence Pôle emploi de Sesquières, à Toulouse. Nous n'avons toujours pas retrouvé le niveau d'avant-crise. À la fin de l'été, la région comptait 24 507 intérimaires, contre plus de 26 000 en 2008. » Et au vu de la très forte volatilité du marché de l'intérim - en Midi-Pyrénées, il a bondi de 9 % en juin, s'est replié de 4,1 % en juillet, et est reparti à la hausse de 2,1 % en août-, impossible de prédire une reprise durable. Source : La Dépêche.fr, 28/10/2010 |