En ce premier trimestre 2011, les agences d'emploi, c'est le nouveau nom des sociétés d'intérim, se portent beaucoup mieux. C'est une bonne nouvelle pour l'avenir en général et l'emploi en particulier. En 2010, le nombre de missions qu'elles ont confiées à des intérimaires a augmenté de 14,8 %. Dans le même temps, le nombre de recrutement effectué par leurs soins a bondi de 27 %. Ce sont d'autant plus des bonnes nouvelles que l'intérim est un observateur avancé du marché de l'emploi. Il signale, en effet, des contractions ou des reprises des recrutements que l'ensemble du marché connaitra dans un avenir proche. Bref, 2011 s'annonce donc comme une année de reprise. Car les statistiques du Prisme (professionnels de l'intérim, services et métiers de l'emploi), le syndicat professionnel, pour le mois de janvier 2011 sont également bonnes. « On assiste à un retour de la confiance des chefs d'entreprise, précise François Roux, le délégué général. En janvier, le chiffre d'affaires de nos membres - ils représentent 90 % de la profession, a augmenté de 18 % par rapport à janvier 2010 ». LES RÉGIONS LES PLUS DYNAMIQUES Le Prisme signale enfin que l'intérim a créé, en 2010, 70 000 emplois intérimaires en équivalents temps plein. Ces résultats sont d'autant plus intéressants qu'ils arrivent après des années 2008 et 2009 particulièrement catastrophiques. Le chiffre d‘affaires de la profession avait ainsi baissé de 15 % entre 2007 et 2008 alors que celui de 2009 chutait de 25 % par rapport à 2008. « La croissance de 2010, bien qu'elle ne nous permette pas de retrouver le niveau d'activité d'avant crise, témoigne d'une embellie du marché de l'emploi, rappelle Arnaud de la Tour, le président du Prisme et dirigeant de la société d'intérim Minerve. Plus que jamais, les agences d'emploi prouvent leur capacité à transformer la reprise en emploi, et ce sur l'ensemble du territoire ». Le syndicat précise enfin que les régions les plus dynamiques sont celles à forte dominante industrielle comme la Franche-Comté (+ 37,7 %), l'Alsace (+ 32,5 %), la Champagne-Ardenne (+ 23,7 %) et la Lorraine (+ 22,2 %). On assiste donc à un retour des zones dédiées au secteur secondaire alors que celles spécialisés dans le tertiaire connaissent un accroissement moindre. C'est le cas de l'Ile de France, l'Aquitaine, la Provence-Alpes-Côte d'azur et du Languedoc-Roussillon dont les progressions sont comprises entre 4,6 % et 7 %. Source : AFP
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