En mars, l'emploi intérimaire a poursuivi sa progression, de 14% sur un an. Un quart des missions dure à peine une journée. L'intérim continue de soutenir les créations d'emploi. En progression depuis mars 2009, cet indicateur très sensible à la conjoncture économique s'est à nouveau inscrit en hausse au mois de mars dernier, selon Pôle emploi. Il progresse de 0,6% sur un mois, et de 14% sur un an. Tous les secteurs enregistrent une hausse de leurs effectifs intérimaires, sauf la construction, affectée par la réduction des avantages fiscaux liés au dispositif Scellier. En 2010, l'intérim avait déjà bondi de plus de 20%, expliquant à lui-seul la quasi-totalité des créations d'emplois.Le marché de l'emploi se fragmente cependant toujours davantage : parallèlement à une progression de l'intérim dans l'emploi total, les missions confiées sont de plus en plus courtes. Depuis trois ans, leur durée moyenne est en baisse régulière : 10,1 jour en 2008, 8,9 jours en 2009, 8,7 jours en 2010. Les missions de moins de deux semaines, qui constituaient 81,5% des contrats en 2010, sont en progression constante, relève Pôle emploi dans une note. Quant aux missions très courtes, qui ne dépassent pas la journée, elles représentaient à cette date un quart de l'emploi intérimaire total. Les séniors grossissent les rangs de l'intérim Si tous les secteurs et toutes les tranches d'âge sont concernées par cette évolution, les seniors sont les plus touchés. La durée moyenne d'une mission est revenue de 10,4 jours en 2008 à 8,3 jours en 2010 pour les plus de 50 ans. Signe d'une précarisation croissante du marché de l'emploi, les seniors sont par ailleurs de plus en plus nombreux (7,6% en 2010) à grossir les rangs des effectifs intérimaires, de même que les cadres et les professions intermédiaires (8,3%). Même parmi les ouvriers, les personnels qualifiés supplantent peu à peu les non-qualifiés. Les jeunes et les ouvriers continuent cependant à fournir l'essentiel des effectifs de l'intérim. Un signe par ailleurs positif : avec la reprise économique, les missions d'intérim débouchent plus fréquemment sur un contrat plus pérenne, CDD ou CDI. D'après un sondage publié ce jeudi et réalisé par le Prisme, syndicat des professionnels de l'intérim, et l'Observatoire des métiers et de l'emploi, 29% des intérimaires étaient recrutés en mars 2011, contre 20% en 2010. Source : Le Figaro.fr, 12/05/2011 |