Comme les autres sociétés de travail temporaire, le géant néerlandais Randstad, qui a absorbé Vediorbis en 2008, a dû affronter la tempête. Randstad France, qui compte 46 agences en Aquitaine, a vu son personnel permanent passer de 5 000 à 4 000 salariés avec la crise. Une cure d'austérité à la mesure de la chute du marché national, où, en l'espace de quelques mois, le nombre d'intérimaires en équivalent temps plein (ETP) était tombé de 620 000 à 420 000. Et, dans l'affaire, Randstad France n'a pas été la moins atteinte, puisque la filiale du groupe néerlandais est très présente dans le secteur industriel (comme l'automobile), où l'hémorragie de l'emploi précaire a été particulièrement forte. Depuis 2010, les choses vont plutôt mieux. Le marché du travail temporaire est remonté à un peu plus de 520 000 équivalents temps plein, loin toutefois de son niveau d'avant-crise. Randstad France a recréé 300 postes permanents. Et, pour profiter au mieux d'une éventuelle poursuite de la reprise, son patron, François Béharel, mise sur plusieurs cartes. D'une part, l'entreprise est très présente sur certains créneaux spécifiques, comme le personnel de santé : L'Appel médical, agence créée à Bordeaux, détient 40 % du marché sur son segment. D'autre part, l'entreprise veut poursuivre sa percée sur le marché du recrutement, désormais ouvert au monde de l'intérim et pour lequel elle dispose d'une branche spécialisée « Search and Recruitment ». « Dans les pays anglo-saxons, souligne François Béharel, 80 % des recrutements sont externalisés. En France, la proportion n'est que de 40 %. » De toute évidence, du grain à moudre pour Randstad, mais aussi pour ses concurrents. Source : Sudouest.fr, 24/02/2011 |