Le préfet de la région Ile-de-France vient de présenter le dispositif mis en place dans la vallée de la Seine en faveur des intérimaires. 400 pourraient profiter de formations et préparer leur reconversion. Les travailleurs intérimaires en fin de mission et les salariés peu qualifiés bénéficient désormais d'un dispositif d'accompagnement afin de décrocher un travail durable. Daniel Canepa, le préfet de la région Ile-de-France, vient de dévoiler le mécanisme en présence des différents partenaires de l'opération. Ces employés en difficulté pourront profiter d'une prise en charge, de formations et d'un suivi dans la perspective de préparer leur reconversion. L'objectif est d'aider quelque 400 salariés, répartis dans les 51 communes de la vallée de la Seine entre Conflans-Sainte-Honorine et Bonnières-sur-Seine, d'ici à 2011. Cette plate-forme, appelée Parcours en Seine-Aval et implantée dans les locaux du Technoparc de Poissy, est opérationnelle depuis le 15 février dernier. « Notre territoire est particulièrement affecté par des difficultés économiques, a expliqué Frédérik Bernard (PS), le maire de Poissy. Des salariés de l'industrie automobile ont été touchés de plein fouet par la crise et de fait sont plongés dans la précarité. » Les premières victimes sont des employés, qui effectuent des missions d'intérim ou qui disposent d'un contrat à durée déterminée, dans le milieu de l'automobile mais aussi celui de l'aéronautique et des petites et moyennes entreprises. « Ce type de personnel éprouve de plus en plus de difficultés à trouver du travail », a ajouté Dominique Braye, sénateur UMP des Yvelines et président de la communauté d'agglomération de Mantes-en-Yvelines L'accompagnement des salariés sera opéré en lien avec les entreprises. Ceux dont les missions ne seront pas renouvelées seront pris en charge avant même la fin de leur contrat. Une évaluation de leurs compétences sera effectuée dans le but de leur proposer des formations adaptées à leurs souhaits. La mobilité sera également préconisée. « Ces mesures aboutiront à une réduction des licenciements et assureront une reconversion de ces salariés qui pourront intégrer un emploi durable », a insisté Daniel Canepa. L'Etat finance la plate-forme pour un montant de 405000 €, les deux maisons de l'emploi du secteur pour 114000 € chacune et le conseil régional pour 300000 €. Source : Le Parisien, 13/04/2010 |